Ca y est, j’ai trouvé ma madeleine de Proust tout à l’heure. Je reviens de faire quelques courses, histoire de me débarasser d’une toux agaçante et de ramener quelques trucs pour la semaine.
Et là, au retour, « la première gorgée de bière » comme dirais Delerm. Première gorgée d’une Boréale rousse que l’on ne retrouve qu’ici, au Québec. Je vous la montre dans sa nouvelle livrée (nouvelle pour moi du moins).

Plein de souvenirs me sont lentement revenus, ce ces trois années passées à Montréal, d’une époque où tout semblait plus simple, plus facile.
Certaines villes gardent pour moi des significations très positives. Montréal, Paris, et Tordouet dans un tout autre. ordre de grandeur. Il y en aura peut-être d’autres, mais celles-ci resteront à jamais gravées dans mon imaginaire.
Le champagne est à jamais lié à Paris. Le matin de mon arrivée définitive à Paris, une bouteille de Dom Pérignon (ouais rien que ça) m’attendait dans la glace. A l’époque, il était encore accessible. Quant à Tordouet, je crois que l’arôme de pommes d’un bon Calvados est aussi un bon réveil à images.
Essayez de retrouver vos petites madeleines à vous. Peut-être saurez vous en trouver quelques unes.
Enfin, une « rare » semaine où aucun employeur n’a à me demander des comptes, où je n’ai de participation à la vie économique. Puis ensuite, une semaine de vacance avec les filles en Normandie.
Un râre moment, entre deux boulots, où je peux faire à peu près ce que je veux. Sa me dire qu’il faudra bien que j’y retourne, à la fin des vacances. Non, cette fois-ci, je n’y retourne pas. Je trouverai quelque chose de nouveau, mais je n’ai « retourne » pas.
En attendant, y’a plein de trucs à faire qui trainent depuis trop longtemps. Je resterai donc assez occupé. Mais sans me dire qu’il y une tonne d’emails qui m’attendent au boulot.
En québécois, ça veut dire décidez-vous.
Ce sont les ours polaires qui doivent avoir le moral à zéro. Depuis quelque temps, ils avaient commencé à espérer voir la situation s’améliorer, le climat revenir un peu plus comme ils l’avait connu. On parlait de plus en plus de réchauffement climatique, on commençait à en prendre conscience.
Mais là, aujourd’hui, avec Fukuchima et la terreur nucléaire, ils se disent que c’est foutu, que le réchauffement climatique vient de disparaître de l’attention collective et que le nucléaire va devenir le nouveau cheval de bataille de la marmaille écolo.
Ils ne se rendront même pas compte que leur discours est incohérent, qu’en décriant le nucléaire, on ne fait que justifier l’utilisation de combustibles fossiles. Oubliez les voitures électriques, car elles sont alimentées par les centrales nucléaires. Mieux vaut continuer à utiliser le pétrole, quitte à aller faire la guerre en Libye.
Pendant ce temps, moi, je vais aller remettre une bûche dans le poêle.
« La première victime de la guerre, c’est la vérité »
Vu qu’une brève recherche sur le net ne sait pas me dire si c’est Rudyard Kyplin ou Hiram Johnson qui, le premier a affirmé cette vérité, je ne citerai pas. N’empêche que les évènements du Japon, plus particulièrement la couverture des problèmes des réacteurs nucléaires de Fukushima font peine à entendre.
Les problèmes sont non négligeables. Mais mon collègue qui habite Tokyo est plus inquiété par le manque d’électricité que par les ‘probables retombées radioactives’. Car, peut-être sont ils malgré tout plus informés, ou moins sanguins quant à la position à prendre façe à cette grave situation.
La lecture du sommaire de la situation rédigé par le Dr Josef Oehmen, un scientifique du MIT met en lumière plusieurs éléments de cette situation qui ne sont que rarement relayés par notre « chère » presse nationale. Par exemple, on nous annonce que, Lundi, à grands renforts d’images, que le réacteur #1 a explosé. En fait, il s’agit de l’explosion d’une accumulation d’hydrogène dans la partie supérieure de l’enceinte du réacteur.
Bien sûr qu’il faut s’inquiéter de la situation. Mais il serait peut-être aussi important d’indiquer que la centrale de Fukushima, conçue pour supporter un séisme de 8.2 à l’échelle logarithmique de Richter, a survécue à un séisme de 8.9, ce qui représente une intensité 7 fois supérieure à ce pour laquelle elle avait été prévue. Qu’aujourd’hui, la situation est stable en ce qui concerne le réacteur #1.
On pourrait s’étendre longtemps sur ce qui est bien de dire, de taire, d’expliquer. La science Les scientifiques ont tellement dupée le citoyen que plus personne ne fait confiance a ces derniers. On préfère maintenant faire confiance aux journalistes, souvent totalement ignares de ce dont ils parlent. Ils incarnent le relai entre le savoir et le peuple.
Ils me semblent trop souvent ressembler plus à un court-circuit qu’à un relai
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on 10 mars 2011, 20 h 15 min,
by Louis,
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Humeurs.
Avoir des contacts dans le monde entier, ça rend la rédaction d’un blog un peu compliquée. Si j’écris tout en français, mes contacts anglophones n’y comprennent rien. Autant pour mes amis francophones, qui demeurent la majorité de mes contacts.
Je commence donc à me demander si je ne vais pas invoquer le dieu ubiquus et scinder mon blog en deux entités distinctes. Vu que la très grande majorité des mes contacts anglophones sont plutôt orientés autour de mon travail, il est plus simple de garder mes rédactions plus ou moins professionnelles en anglais, puis d’avoir ce qui est plutôt de la sphère privée en français.
Certains de mes amis québécois y verront peut-être un exemple de la bicéphalité québécoise, des deux têtes à Papineau ou des deux solitudes où l’un à le coeur en français et la tête en anglais. Ca c’est votre problème. Pour moi, ça simplifie grandement les choses.
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Having contacts all around the world makes writing my blog a little difficult. If I write in french, my english contacts will miss everyting. Writing in english will have a similar effect on my francophone friends.
So I’m starting to play with the idea of splitting my blog in two instances. Since most of my anglophone contacts are about my work, it would be simple to keep the work oriented posts in english, and things that are around my private life in french.
Some of my québécois friends will see there an example of Québec’s two solitudes. This is your problem. For me it simplifies things.
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on 9 mars 2011, 22 h 07 min,
by Louis,
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Humeurs.
Bon ça commence à faire un moment que ça traine. Maintenant que la majorité des personnes de mon travail sont au courant, je peux en parler ici.
Je quitte donc mon emploi chez HP à la fin du mois. Eh oui, c’est aussi la seule fois que mon employeur apparaîtra sur ce blog. Même traitement pour le nouvel employeur. J’en parlerai ailleurs.
Après treize ans chez Digital Equipment / Compaq / HP, c’est le temps de passer à autre chose, de bouger la zone de confort. De relever de nouveaux défis, de se remettre en question.
Je laisse derrière moi une communauté d’Open Source très active chez HP. Beaucoup de très bons ingénieurs, développeurs, informaticiens, etc. Ils vont me manquer. Ceux aussi que j’ai rencontré par les années, Denis, Tino, Christian, Jean-Marc, Françoise, ceux que j’ai trouvé quand je suis arrivé.
D’autres, tels Mark, mon manager dont l’humour très anglais me fera défaut. Mais de ces autres, il y en a peu. Pour le reste, mieux vaut éviter d’en parler.
Donc, autour du 18 avril, je serai à mon nouveau travail. Je débuterai même peut-être à Montréal où se trouvent les bureaux du groupe de support de Canonical (oups, j’avais promis que j’en parlerais pô). Je l’espère du moins.
Bref, plein de changements pour moi. Et peut-être un passage par Montréal
Non, non, pas mon blog.
Mais en ce moment, ça bouge dans tous les sens. Déjà, nous avons réussi à faire tomber deux chantiers de travaux totalement indépendants dans la même semaine : du coup, Nath s’occupe de la rénovation en région parisienne et moi en Normandie.
Puis d’autres évolutions plus structurantes et dont je parlerai plus tard, dans un autre billet, viennent s’inviter dans ce brouhaha, ce qui ne facilite pas la réflexion. Quoi que…
Il y a vraiment des périodes dans la vie, où tout semble se bousculer, se télescoper, vouloir arriver en même temps. Notre dernier passage du même type fut il y a six ans. Naissance de Fanny, achat de Tordouet, mariage, pas calme ça non plus. N’empêche qu’on a garde de beaux souvenirs.
Donc, vu le timing, la prochaine période similaire devrait être autour de 2017, si je garde la même période. Un peu tôt pour le départ de la plus grande du cocon familial tout de même. Enfin, on traversera le pont quand on y sera, comme dirait mon père.
En attendant, le début 2011 part en fanfare. Nous sommes donc plutôt content d’avoir choisi le calme plutôt que la montagne cette année pour les vacances scolaires. Et pour une semaine complète, plutôt que le traditionnel mid-week.
Donc restez attentifs, il va y avoir de l’annonce dans quelques temps.
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on 4 décembre 2010, 19 h 40 min,
by Louis,
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Photo.
Il y a quelque semaines, j’ai remis le pied à l’étrier photographique. Je suis retourné en studio, ce que je n’avais plus fait depuis des années.
Comme il ne faut pas perdre ses vieilles habitudes, je suis retourné chez Itis, où j’avais toujours eu un très bon accueil. Pour éviter de trop galérer, j’ai préféré faire un stage pour avoir l’aide d’un photographe professionnel.
Voici donc deux images de ce stage avec Vincent Loison et Marie

Ainsi que celle-ci

Vos commentaires sont bien sûr les bienvenu
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on 30 novembre 2010, 11 h 44 min,
by Louis,
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Blogs.
Fatigué de me battre avec WordBook (un plugin qui permet de publier les billets de mon blog sur FB) je passe donc sur WordBooker. On va voir si c’est mieux…
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on 29 novembre 2010, 12 h 11 min,
by Louis,
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Famille.
Me Eolas me donne à réfléchir encore une fois : « Dossier suivant » me donne le contexte juridique, sans trop d’importance si ce n’est de montrer que la justice peut aussi, parfois, être humaine. Peut-être même plus que je ne le crois.
Puis « Boulevard du palais » fournit les détails de ce « dossier suivant ». Celui d’une maman qui oublie sa petite fille de seize mois sur le siège arrière de la voiture. Je m’entend encore, hier, dire à Nath suite au reportage du JT à propos d’un papa, à Riquewihr en Alsace, qui a laissé sa fille de quatre ans dans la voiture alors qu’il sortait en boîte :
« C’est rien, y’a une mère qui a oublié sa fille sur le siège arrière de la voiture »
Et il arrive ce matin ce billet, pour m’expliquer comment ça s’est passé. De me montrer que ça peut être si simple pourtant. Pour me dire à moi qui, comme Nath, sort d’un weekend difficile où Fanny nous a tenu réveillé pendant deux nuits, souffrant de forts vomissements et de douleurs de toute sorte, que notre fatigue peut être dangereuse. Que l’on est pas tellement loin son état physique à cette dame.
Il faut que ça nous soit aussi utile à nous, parents, de réaliser que certains risques pour nos enfants ne sont pas là où on y pense.