Mamma Mia à Paris

Eh oui, dimanche dernier, nous sommes allé, en famille, voir la comédie musicale « Mamma Mia ». Quel beau spectacle !

Eh oui, les paroles sont en français (sauf quelques gimmick comme « Money, money, money ») mais après les premières minutes, on oublie. Surtout que les textes des chansons sont tellement intégrées au dialogues, que ça deviendrait difficile de suivre sinon.

Puis la musique reste la même, l’énergie des comédiens, l’histoire, tout est là pour nous faire passer un moment mémorable.

Rien à redire, sinon « Encore ! »

En attendant qu’ils reviennent

Hervé Guesquière et Stéphane Taponnier sont parti depuis trop longtemps. Laissez-les revenir.

Il semble qu’avec le temps, on oublie :

Flaurence Aubenas : 157 jours

Christian Chesnot et Georges Malbrunot : 124 jours

Hervé Guesquière et Stéphane Taponnier  : 300 jours

Trop de silence

Ce soir, je suis seul.  Nath, partie pour les funérailles du père de sa meilleure amie, les filles chez les grands-parents, la maison est calme.

Ca peut sembler bête, mais je tourne en rond, habitué à la routine du coucher, des petites batailles, de ce calme qui arrive d’habitude plus tard.

Ce n’est pas facile de se rendre compte de ce qui nous plaît vraiment, de ce qui fait que la vie semble normale.

« Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat »

Je ne peux passer sous silence cet excellent billet de Me Eolas concernant la condamnation de la France devant la cour européenne des droits de l’Homme, concernant la garde-à-vue à la française.

Il est d’autant plus important qu’il donne plusieurs clé sur l’endémique situation française du droit, surtout lors des gardes à vue.

En bref, si ça vous arrive, gardez le silence, où demandez un avocat.

Un petit test pour wordbook

Bon,
Je réalise que mon application WordBook n’indique plus mes nouveaux billets sur mon blog.

Je teste donc à nouveau cette fonctionnalité après quelques modiifications.

Une trois cent trois

Quand j’étais petit, c’était une carabine de chasse. Pour les français, la différence entre une carabine et un fusil c’est qu’une carabine ne tire qu’un « gros » plomb alors qu’un fusil tire une cartouche de petits plombs.

303, c’est aussi, le nombre des billets de ce blog, avant celui-ci. J’y suis retourné voir après le billet de mon père, parlant d’histoire et de souvenirs. Je suis donc retourné rapidement voir les tout premiers billets, ceux de 2005, avant même la naissance de Fanny.  Ben oui, à l’époque j’étais déjà en retard coté blog. Aujourd’hui ça ne semble plus aussi abyssal comme différence. J’y ai même récemment retrouvé l’explication de l’absence de suivi dans mes cahiers papiers.

Sauf que mon blog, il disparaîtra éventuellement sans laisser aucune trace.  Mes cahiers pourront éventuellement pourrir à quelque part, vieillir dans une malle en Normandie, disparaître de façon naturelle.  Même chose pour les photos.

Par exemple, cette photo

a beaucoup plus de chance de survivre que celle-ci :

Tout simplement parce que cette dernière est une image numérique qui n’a aucun support physique. Si je ne l’imprime pas et que mon PC disparaît, elle n’aura plus aucune existence.

Bref, un vieux cahier, c’est moins tendance, mais ça a une plus longue vie.

Vieilles pierres et surplus de bagage

Je suis avec attention l’arrivée de mon père dans la blogosphère (ouais, je sais ça craint. La blogosphère, pas mon père). Déjà, je crois qu’il a compris à peu près comment ça marche.

Faut dire, qu’il a l’expérience d’une chronique régulière dans Le Quotidien, il y a quelques années. Ces articles, je les ai précieusement mis de coté pour pouvoir les mettre bientôt en ligne. Mais quand j’ai lu le billet, j’ai surtout accroché sur ça :

les garçons y ont grandi et ce n’est qu’au début de ma carrière politique que nous l’avons tous quitté ou presque puisque nous y sommes revenus qu’occasionnellement mais sans y demeurer pour une longue période.

Effectivement, nous y avons grandit. J’ai le même type de souvenirs, les parties de « gendarmes et voleurs » qui ont massacré les massifs de pivoines et les cèdres, les sauts « en bicycle » sur un capot de voiture bleue, récupéré je ne sais où. Encore plus loin dans ma mémoire, une escalade des poulaillers derrière l’ancien garage un peu avant qu’ils soient démolis.  Je vois encore la paille et les cageots.  Je me souviens aussi du bruit, des odeurs et des poussins des produits avicoles.  Des tas de touffes jaunes et un bruit assourdissant.

Je me souviens aussi de cette soirée où nous avons arraché la vieille « tapisserie » pour découvrir les murs bruts, les vieilles traces de l’ancienne cuisine et tous les « braquettes » que ma mère a passé des heures à retirer.  Du premier sac de golf pour l’anniversaire de mon père.  De la piscine que je ne nettoyais jamais assez souvent.  De la cabane où était le filtre de la piscine, la tondeuse, les « bicycles » entassés pour les abriter de la pluie.

Oui, je dis « les bicycles », parce que maintenant je dis les vélos, histoire de me faire comprendre par mes filles et ma femme. Pourtrant, elle savent ce que c’est qu’une épluchette ce blé d’inde.  Mais ça ne change pas grand chose.  Mes souvenirs sont plus maintenant autour de la campagne normande qu’autour du lac St-Jean.  Je connais mieux Camembert, Pont L’éveque et Livarot que le cheddar de St-Prime.  Je suis pourtant resté dans une patrie laitière et fromagère. Par hasard ? Probablement pas.

C’est vrai que ces souvenirs on les garde pour ces moments où l’on a envie de retourner au chaud.  Parfois, je me sens loin de ma famille, de ces pierres, de la cave où entraient des corneilles l’hiver.  Maintenant, je tente d’éviter de voir entrer les souris dans la maison en Normandie. Les araignées aussi.  Mais j’aime aussi retourner me protéger des ces souvenirs normands.  Parce qu’ils gardent la trace de ma famille, venue partager là mon mariage. Revenus plus tard pour partager de bons moments.

Mes enfants et ma femme gardent aussi en mémoire des souvenirs du Lac St-Jean.  La première aurore boréale qu’a vu ma femme, un soir d’août après avoir passé des années à étudier les plasmas.  Alice a été baptisée à Roberval.  Fanny a bien hâte d’y retourner.

Les souvenirs sont ce surplus de bagage que l’on a pas à payer quand on prend l’avion pour vivre ailleurs.  Ces moments privilégiés que l’on garde, qui continuent à nous relier à ceux qu’on aime, à ceux qui sont là pour nous

Memories

Y’a des soirs où on sait que le lendemain va être difficile 😉 Pourtant, on continue, comme s’il n’y avait pas de lendemain.

On est fait pour vibrer, sinon on passe à coté

Marie Philippe

Bizarrement,ce soir, je suis retombé sur cet album de Marie Philippe « II ».  J’ai passé de nombreuses heures, il y a plus de quinze ans, à repiquer les chansons,, à apprendre les accords, a espérer pouvoir la rencontrer un jour.

Parce que je connaissais une de ses amies.  Je l’ai revue depuis. Elle m’a sembler continuer à se leurer de ses propres chimères. C’est son problème.  Moi, je n’ai jamais rencontré « Marie », comme elle disais.

J’ai tout de même continué à repiquer les accords de ses chansons, de côtoyer ses  textes, de tenter de rejoindre sa poésie.  J’y ai passé plusieurs soirées, à Montréal, sur mes synthé.

Puis je suis parti pour la France.  Une grosse carte sur le mur de mon appartement, rue St-Dominique avec Paris au centre. Un appartement vide, une cheminée éteinte, un balcon calme. Les rayons du soleil qui perçaient sur la terrasse.

Ce soir, avec la musique de Marie Philippe, ces souvenirs sont revenus sous la forme de notes sous mes doigts.  Le piano est le même qu’à Montréal. Je pensais avoir oublié les notes, les accords.  Non. Pas tout à fait.

Pourtant, je viens de recevoir ma toute nouvelle guitare Godin Acousticaster. Je travaille à la musique de l’ane TroTro.  Mais certaines musiques reviennent naturellement. J’y peut rien.

Demain, je lirai tout ça, et je serai probablement content d’avoir écrit ça quelque part, où je pourrai le relire pour m’en souvenir.

Inauguration d’un nouveau blog

Ca faisait longtemps que j’espérait qu’il passe le pas. Ca y est, c’est fait : mon père a enfin sa tribune personelle pour s’exprimer.

Vous pouvez donc trouver son blog ici : http://benoitbouchard.kamikamamak.com

Bonne lecture !

Entendu en nettoyant la cuisine…

« C’est une grande chance de mourrir. Ca prouve que nous avons vécu »
Jean d’Ormesson