Grosse journée en perspective

On va faire dans le social demain.

Déjà, une journée entière de comité d’entreprise dédié à la consultation sur le Livre III et le Livre IV. Première de trois rencontres. Fin prévue milieu mai. Pour ceux qui (comme moi il n’y a pas tellement longtemps) ne savent pas ce que sont ces bouquins, pas la peine de les chercher sur Amazon.fr, il s’agit de la justification économique du plan social de la boîte qui me fait bosser ainsi que la façon d’accompagner les licenciements.

Ca va pas être de la tarte, je vous dis. Evidemment je suis syndiqué. Même « représentant syndical CFTC » (y’a pas de raison de le cacher, y’a même l’inspection du travail de l’Essone qui le sait). Pour le fils d’un ministre « conservateur » du gouvernement canadien, faut avouer que même lui, le ministre, ça le fait sourire. Mais bon, ça fait des mois que je le secoue pour qu’il édite son blog, c’est pas demain la veille qu’il va venir commenter.

Enfin, après cette ‘joyeuse journée’, l’autre bout de l’action sociale ne me met pas en scène, mais plutôt ma très chère. J’aimerais bien pouvoir m’étendre dessus (sa mise en scène) mais il est préférable pour le moment de tenir ça entre nous deux. J’y reviendrai surement plus tard, quand ses employeurs seront un peu plus informés.

En attendant, la fin de semaine sera ‘particulière’ et en plus, je me paye un week-end d’astreinte téléphonique, histoire d’assurer que les quelques clients qui nous restent sur Tru64 auront un interlocuteur valable si jamais il y a un problème.

Urville : Entre émotion et fascination, cité imaginaire ou rêve visionnaire

Mon blog me sert parfois à ne pas oublier. Par exemple, suite à cette note sur pointblog.com, je me souviens soudainement de Gilles Tréhin, de sa ville imaginaire, Urville et de ses quelques apparitions à la télévision, chez Delarue (Ca se discute) entre autres.

Evidemment, il faut que ça passe par un blog anglophone qui relaye un article du Wisconsin Medical Society à propos de Gilles, mais bon, « Peu importe la source, pourvu qu’on ait l’info ». Enfin, merci à pointblog.com d’avoir relayé l’information et merci à ceux qui vont faire de même pour permettre à Urville de connaître la popularité qu’elle mérite.

Un blog courageux

Trouvé au détour, sur pointblog.com :  » MAMAN CHEZ NISSAN EUROPE, PARITE BAFOUEE« , c’est le blog de Stéphanie Gonier ancienne employée de Nissan Europe et qui raconte les péripéties de son licenciement.

Ce qui est intéressant, courageux (voire même téméraire), c’est d’y avoir publié tous les documents de son dossier en plus de sa version des faits.

Je garde tout de même un oeil sur son blog pour voir l’évolution de son dossier car son cas fait échos à un dossier qui m’est famillier en ce moment.

Une longue journée

C’était mercredi, aujourd’hui.

Comité d’entreprise aujourd’hui. Et pas n’importe lequel : du type ou le PDG file sa démission et est remplacé par un belge. Jusque là, rien pour faire trembler l’audience. Sauf pour les blagues des collègues qui s’amusent à chanter « Les Flamandes » de Brel, en apprenant l’arriver du nouvel interimaire.

Désolé pour lui, mais il ne profitera même pas d’un C.P.E. vu son statut d’interim. Enfin, j’ai quand même eu l’occasion de lui serrer la pince avant de me faire jeter de la salle du conseil. Normal, je ne devais pas y être. Donc pour en revenir à Brel, ça m’a choqué d’entendre la xénophobie des collègues sur un air de Brel. Mon statut d’immigré m’est revenu en pleine gueule tout d’un coup. Pourquoi lui plus que moi. Il doit y avoir des « mon Réné » qui trainent derrière moi, à quelque part. M’en fout. Tout de même, il y a toujours de ces petits moments qui viennent nous rapeller qu’on n’est pas né ici. Faut quand même travailler dûr pour arriver au même niveau que mes amis africains qui, malgré qu’ils sont en france depuis 30 ans, sont encore considérés commes des étrangers.

Enfin.

Puis l’interminable diatribe des gens d’en face, qui s’y croient vraiment. Qui voient le syndicalisme comme ça se faisait du temps de Marchais, qui pinaillent sur quelques mots, inscrits depuis presque une décénie dans un accord et qui n’ont inquiété personne.

Eux sont à coté de la plaque. De la nouvelle. Eux ils croient que les pavés anti-CPE sont lancés vers l’ennemi, sans trop se rendre compte que l’ennemi, c’est eux. Pas l’ennemi que l’on pense, mais vraiment l’ennemi qui est.

Finalement, le fait marquant de la journée reste la présentation de Tim O’Reilly que j’ai écouté dans les transports et qui décrit avec beaucoup de pertinence le marché de l’informatique des 25 dernières années et donne des idées quant aux quelques 10 années à venir. C’est en l’écoutant que je me rend compte comment on est loin de ce qui nous attend, ici en France. Et à la fin, ça ne donne pas envie de partir, mais plutôt d’en faire encore plus pour permettre à ce pays que j’ai choisi de prendre un virage déjà bien avancé.

Biologie pour tous : Observatoire des Papillons des Jardins

Le printemps est avec nous et les beaux jours feront bientôt renaître la nature endormie. Les papillons reviendront habiter nos jardins et cette année, Noé Conservation et le Muséum national d’Histoire naturelle lancent l’Observatoire des Papillons des Jardins.

L’idée derrière cet observatoire est d’établir un réseau de surveillance des espèces de papillons présents dans les jardins français. On pourra ainsi fournir aux biologistes étudiant les papillons, trop peu nombreux pour effectuer ce type de tâche de façon autonome, une quantité de données de grande valeur. Pour ce faire, l’observatoire fera appel à la population pour décompter les papillons qu’ils pourront identifier dans leur jardin pendant les mois à venir.

La marche-à-suivre est plutôt simple. Il faut tout d’abord télécharger la fiche d’identification qui facilitera l’identification des papillons les plus présents dans nos jardins. A chaque passage dans le jardin, on tentera d’identifier les papillons que nous pouvons y voir et d’en compter le nombre présent dans le jardin. On notera ensuite leur nombre sur la fiche de comptage mensuelle. Il n’y a pas de restriction quant au nombre et à la fréquence des comptages. C’est « quand on veut et autant de fois qu’on veut… ».

A la fin de chaque mois, on fournira à l’observatoire le résultat de ce comptage par l’intermédiaire de leur site Internet www.opj.mnhn.fr (lien pour le moment inactif) ou Noé Conservation. Il est nécessaire de s’inscrire auprès de l’observatoire pour pouvoir saisir les données de comptage. Seul le nombre maximum décompté à chaque mois et pour chaque espèce sera saisi.

Ce genre d’opération coopérative se veux du même type que les succès du genre Wikipedia, SETI@Home. L’observatoire espère ainsi récupérer des données concernant l’évolution des populations de papillons dans nos jardins français.

Observatoire des papillons des jardins

J’étais dans la voiture ce matin quand j’ai entendu un petit topo sur Europe1 à propos de l’OPJ : Observatoire des Papillons des Jardins. J’ai fait une petite note pour passer voir le site qu’ils donnaient en référence.

Bon pour le moment il ne semble pas exister, mais j’ai quand même trouvé quelques blogs qui en parlent :

Noolithic : Le Blog

Freemen Blog

A mon avis, il s’agit d’une superbe idée qui mérite un peu plus de publicité. On va voir ce qu’on peu faire…

En attendant, on pourra trouver plus d’information ainsi que les fiches sur le site de Noé Conservation.

On ira voir ailleurs…

Intéressant, les billets de Tristan Nittot relayé par Olivier Rafal.

Quand on met tout ça en relief avec le tout récent licensiement de Gaël Duval on se dit que c’est même pas la peine d’essayer d’oeuvrer dans le logiciel libre, en France. Est-ce que s’expatrier dans d’autres pays pour continuer son activité est une solution ? Je suppose que plusieurs vont y penser. C’est triste.

De mon poste d’observation professionnel, dans l’équipe de support Linux & Open Source d’un constructeur, je me dis que l’avenir n’est certe pas en France, avec des comportement du genre.

C’est fini…

Ca y est. La fin de ma quarantième année est finie.

La question normale qu’on me pose, « tu ne te sens pas un peu plus vieux » me semble plutôt futile. Comment pourrais-je me sentir tellement plus vieux qu’hier ? Que la semaine dernière ?

Ma fille m’a offert une superbe carte d’anniversaire qu’elle a fait elle même avec un peu d’aide de sa mère. Ce que je me rapellerai aussi, c’est son regard, ce matin, quand elle a réalisé, à peine quelques minutes après son réveil, que c’était mon anniversaire et qu’elle voulait me la souhaiter. Elle fut la première aujourd’hui.

Cette anniversaire, aujourd’hui, me pousse à regarder beaucoup plus en avant qu’en arrière. Je me sens assis au sommet d’un portique enfantin, pouvant à tout moment basculer d’un coté ou d’un autre. C’est probablement le milieu de ma vie.

Pendant des années, j’ai rêvé de pouvoir écrire. Je l’ai fait régulièrement pendant plusieurs années. Puis je suis devenu père et ai mis tout ça en suspend. Depuis peu, ce blog me permet de revenir à l’écriture d’un autre façon. Peut-être pas la meilleure, mais de l’écriture quand même.

Campus me fait encore réagir, donc une bonne partie de l’émotion reste intacte. Angot me casse toujours les couilles, et tout le reste. Mais bon, ça reste la télé. Ce qui reste encore, après ces quarantes années, c’est un doute et une curiosité. Ils vont ensemble chez moi.

Les prochains mois ammèneront un autre enfant, un marriage, un nouvel endroit où passer du temps, un nouveau type d’action auprès de mes collègues de travail. Et puis, on verra pour le reste.

Téléchargements : Un modèle économique à revoir

Déjà, il y a quelques temps, j’ai poussé un coup de gueule et commis cette petite lettre ouverte à ce sujet. J’ai aujourd’hui envie de revenir un peu plus en détail sur ce sujet, toujours en utilisant l’exemple du merveilleux documentaire « L’Odyssée de la vie » de Nils Tavernier.

Le documentaire en question est disponible sur le site Vodeo.tv aux prix suivants :

  • 3 € pour le visionnement
  • 6 € pour le télé-chargement

Le DVD, quant à lui, est disponible au prix d’environ 20 €.

Considérant que le contenu demeure le même dans les trois formats, il serait sage de se demander qu’est-ce qui peut faire passer le prix d’un documentaire de 3€ à près de 20€. On peut bien prendre en compte certains frais manufacturiers en ce qui concerne le DVD (boîtier, pochette, édition, sérigraphie, etc) mais il est difficile d’admettre que l’ensemble de ces prestations représente 17€ de frais supplémentaires.

Il faut donc plutôt croire que ce différentiel vient financer l’infrastructure commerciale nécessaire pour mettre en marché ces DVD : marketing, administration, production, etc. Tout de même, une partie, si ce n’est la totalité de ces frais est financé par la vente du dit documentaire aux chaînes de télévision. Il me semblerait douteux de penser que MK2, ou tout autre maison de production vendrait à France télévision à perte. S’il font un profit lors de la vente de « L’Odyssée de la vie » à France Télévision, c’est que les frais entourant la production du documentaire sont pris en compte et donc couverts par cette vente.

Donc après la présentation du documentaire à la télévision, on peut croire que l’ensemble des produits dérivés (télé-chargement, DVD, cassette, etc) ne sont que pur profit pour les maisons de production. Tout ça demeure acceptable s’il est possible, lorsque l’on télé-charge légalement une oeuvre, d’en disposer à notre guise. Or dans l’exemple qui nous intéresse et qui est représentative de ce qui ce fait normalement, des mécanismes de protections nous empêchent de pouvoir graver l’oeuvre dûment achetée sur un DVD. Et c’est là que devient outrancier le discours de « protection des droits d’auteurs », de sauvegarde de la propriété intellectuelle et tout autre charabia de ce type.

Lorsque le consommateur télé-charge légalement une oeuvre, le moins que l’on puisse faire, c’est de lui permettre d’en jouir à sa guise, de le fixer sur le média de son choix. L’achat d’une oeuvre doit être déliée du contexte du contenant où elle sera abritée. Les mécanismes de « Digital Rights Management (DRM) » viennent souder définitivement le lien Oeuvre <-> contenant en rendant ces deux éléments indissociables. L’industrie réussit ainsi, sous la fausse affirmation de protéger les droits des artistes, à retirer au propriétaire d’une oeuvre qu’il s’est légitimement procuré, le droit de choisir le contenant à partir duquel il désire apprécier l’oeuvre.

Imaginez la tête de l’acheteur d’une oeuvre de grand renom (disons « Impressions, Soleil Levant » de Monet) qui se ferait dire « D’accord on vous vend l’oeuvre, mais vous ne pourrez la voir qu’ici au musée d’Orsay car c’est là qu’elle sera la plus en sécurité ». Ou encore « OK, on vous la vend, mais il vous faut acheter le mur avec et ne jamais décrocher le tableau ». Absurde, non ? Et bien c’est en substance ce que nous prépare l’industrie et l’Etat avec la loi DADVSI.

Il y a 20 ans, nul n’aurait imaginé perdre la possibilité de pouvoir enregistrer son vinyle préféré sur une cassette audio pour pouvoir l’écouter dans sa voiture. C’est pourtant ce qu’aujourd’hui, les DRM et autres mécanismes de protection visent à établir : l’interdiction de choisir le contenant de l’oeuvre dont le consommateur est légitimement propriétaire.

J’aurais bien voulu télé-charger légalement « L’Odyssée de la vie » pour la graver et la regarder en famille le soir. Malheureusement, l’industrie ne le voit pas de cette façon. Plusieurs se retournent alors vers le télé-chargement illégal et ne reviennent plus vers la légalité.

Quand je serai grand, je veux être comme Argoul

Il y a certaines lectures qui me laissent sans voix. Des idées que je partage, mais que je doute de pouvoir exprimer de façon aussi claire que ce que je peux lire ici chez M. Argoul : CPE : Comprend Pas l’Enjeu ou encore La dépression française.

Je lis ça et un peu après, justement, je me dis qu’il faut absolument que j’écrive un peu plus, histoire de me faire la main, d’éclaircir ma pensée et d’espérer, peut-être un jour, pouvoir rédiger des billets de cette qualité.

En attendant, je vous suggère fortement la lecture de ces deux billets.