Trouvé

01/07/93

C’est tout au fond de mes bouteilles que j’ai trouvé comment rimer

C’est sur le bord d’un cendrier que j’ai senti le verbe pousser

C’est l’encre des bars qui me fait écrire

C’est l’encre du bord qui m’empêche de partir

Y’a ben trop de monde à regarder

Y’ont moins à dire qu’à énoncer

La jungle des verres pousse aux abords

Ma jungle de vers m’éloigne du port

Un jour j’irai au fond des choses

Je ferai miens une des leurs

J’écris sur des napperons

Et j’admire toutes ces fleurs

Impudique

Juste parce qu’il était temps…

Ce soir j’ai retrouvé des textes enfouis depuis des années.

J’ai décidé d’être honnête avec moi.

Hier soir, De peigne et de misère

Bizarre idée de mon père d’offrir à Nathalie des billets pour le spectacle d’un obscur inconnu, Fred Pellerin. Je dois avouer que j’étais dubitatif et Nathalie tout autant.  Aller voir un conteur québécois, à Paris, un mercredi soir.  Pas gagné. Bin qu’intéressé par le personnage, j’avais des doutes quant à la facilité avec laquelle Nathalie pourrait accéder au langage de Pellerin.  Malgré près de quinze ans de vie commune et qu’elle a l’habitude de l’accent québécois de ma famille, je gardais des doutes.

Fred Pellerin à mis à peine trois minutes pour balayer mes doutes et nous emporter dans ses comtes, dans sa poésie simple et efficace, son village, pas très loin du miens et avec ses personnages.  Nous faire voyager, rire, sourire et passer un très bon moment avec lui.

Et vers la fin de son spectacle, je me suis pris à espérer le rencontrer pour lui raconter une de mes histoires.  Celle d’un flot, un jour qui jouait à faire le technicien dans la salle de spectacle de l’école polyvalente.  Qui préparait un éclairage tout simple : un point chaud au centre de la scène.  Et qui a vu arriver un vieux monsieur avec un gros paquet emballé dans une sorte de soute de skidoo qui est monté sur la scène.

Là, il a ouvert la soute, puis il en a sorti une poubelle en stainless toute bossée.  Il l’a mis là à coté de lui, a regardé l’éclairage. Il n’a rien dit, a fait signe à son éclairagiste/régisseur que tout était OK, puis il est reparti. Ce vieux monsieur, je l’avais pourtant souvent vu à la TV quand j’étais petit. Il m’avait bien fait rire et je ne manquait jamais l’émission des deux clown qui vivaient dans une maison sans mur.

Le soir, j’ai savouré son spectacle en silence. Je ne me souviens plus si je m’occupais du follow-spot ou si j’étais juste là à l’écouter, le regarder attentivement faire virevolter les mots, les plier, retourner, leur redonner un nouveau sens. Me faire rire aux larmes.  J’apprends tout à l’heure que ce grand monsieur c’est éteint en 2005.

Photo : Jacques Grenier, Le Devoir

Hier soir, Fred Pellerin m’a rapellé cette soirée où j’ai eu le privilège d’approcher Marc Favreau, de voir Sol sur scène.  C’est juste maintenant que je réalise que Sol, telle la lumière du pays de Pellerin, ne s’éteindra jamais, un peu aussi grâce à Fred.

 

 

Cigarette électronique : le gouvernement pousse les non-fumeurs vers la tabagisme passif

Beaucoup de bruit autour de la cigarette électronique ces derniers temps.  Malheureusement, la tendance très ou trop française de légiférer à tout vents prend encore le dessus.

Aujourd’hui, Mme la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé le désir du gouvernement d’appliquer aux utilisateurs de la cigarette électronique les mêmes contraintes dans les lieux publics que celles appliquées aux utilisateurs du tabac :

« La cigarette électronique n’est pas un produit banal, et donc nous devons appliquer à la cigarette électronique les mêmes mesures que celles qui sont aujourd’hui appliquées pour le tabac »

Il faut « faire en sorte qu’elle ne puisse pas être fumée (…) dans un lieu public, que sa vente soit interdite aux mineurs de moins de 16 ans, et qu’il n’y ait pas de possibilité de faire de la publicité pour la cigarette électronique »

En réalité, ce que le gouvernement fera, c’est d’obliger les non-fumeurs utilisateurs de cigarettes électroniques à partager avec les fumeurs un environnement chargé de fumée de tabac et autres produits toxiques dans les zones où ceux-ci vont fumer.  En gros, il s’agit de faire partager à une catégorie de non-fumeurs le tabagisme passif que cette mesure vise justement à éviter.

De plus, c’est amener des personnes qui ont enfin réussi à abandonner le tabac, à cotoyer des fumeurs et donc à augmenter le risque de rechute et d’emmener certains anciens fumeurs à recommencer.

Bien joué Madame Touraine.

Je vapotte, la suite

Bon maintenant que vous savez tout, voici quelques suggestions à ceux qui seraient tenté par l’expérience.

Avant de vapotter; lisez !

Je ne l’ai pas fait, du moins pas assez et j’ai dépensé des sous pour rien. Votre première lecture devrait être ici :

http://www.forum-ecigarette.com/portal.php

Vous y trouverez Le guide du vapoteur débutant, et plein d’autres conseils pour bien commencer. Il y a 30000 membres, donc plein de ressources pour vous aider.

Moi, ce que j’ai acheté pour environ 60€, j’aurais pu l’avoir pour autour de 40€ si j’avais passé un peu plus de temps à lire. Enfin, j’ai tout de même un truc sympa et qui marche super bien.

Essayez une jetable

On en trouve de plus en plus, dans les bureaux de tabac. Entre 8 et 15€ ça vous fera deux ou trois jours, dépendant du nombre de cigarettes que vous fumez normalement.  Si la première vous plaît, n’hésitez pas à tester des vraies e-cig. Par exemple, celle-ci à 35€ est parfaite et identique à une jetable.

Evitez de croîre aux miracles

Même si l’arrêt a été assez rapide pour moi, ça dépend de chacun.  Et puis, la e-cig a aussi un coût non négligeable bien que moindre que la vraie tueuse.  Les cartouches sont jetables, les batteries ont une vie limitée et il faut acheter les e-liquides. Mais ça reste tout de même moins onéreux que les vraies. Pour vous donner une idée, voici ma signature sur le forum :

Testez des goûts

Ne vous restreignez pas aux goût de tabac. Ca aide au début, mais rapidement, on a envie d’autre chose. La vapotte s’éloigne rapidement d’un remplacement de la tueuse vers un autre plaisir, moins dangereux.

Donc n’hésitez pas à tester, vous serez fort probablement rapidement conquis.

Je fais mon ‘vapping’ out

Je l’avoue. Ma maman va être triste. Puis contente parce qu’elle m’aime.

J’ai recomencé à fumer il y a quelques mois.  Puis j’ai cessé, récemment. Très récemment.

Après trois ou quatre tentatives au patch nicotinique plus ou moins réussis j’ai trouvé ce qui, jusqu’à maintenant me permet de décrocher de « la tueuse » :

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C’est ma Leo Pro.  Ma vapoteuse, ma e-cig, ma cigarette électronique. Appelez-là comme vous voulez.

… une petite seconde pour une taff…

Depuis près de deux semaines, je me suis mis à la cigarette électronique et, à mon grand soulagement, j’ai totalement abandonné « la tueuse ».  La tueuse est le terme utlilisé par les vapoteurs pour parler de celle dont ils étaient esclaves. Même pas capable d’y retourner pour une ou deux; je ne peux plus supporter le goût.

…une petite seconde pour une autre taff…

En ce moment, je vapotte un mélange de tabac blond et de menthe. Tout à l’heure c’était « fruits rouges ». Vous imaginez pourquoi je ne supporte plus les vraies tueuses; imaginez que quand vous exhalez la vapeur d’eau, ce n’est pas un goût de goudron qui reste dans la bouche, mais une douce sensation de fruits rouges.

Et pourquoi ça marche ? Parce qu’il y a 6mg de nicotine dans mes fruits rouges.  J’ai débuté avec 11mg (on peut aller bien plus chargé en nicotine, j’ai vu 28mg) mais c’est trop fort. 6mg semble la bonne dose pour le moment.  Comparé à 15 cigarettes par jour, ça semble léger.  Pourtant, ça me suffit amplement.

Parce que c’est ça la clé de voute : j’ai totalement arrêté de fumer ! Plus une cloppe !!! J’ai gardé le plaisir, le mouvement, la nicotine mais je n’ai plus « la tueuse ».

Je vappe, ou vapotte et j’aime bien.  J’ai été convaincu par un collègue qui m’a affirmé qu’il n’avait plus touché à une cigarette depuis trois ans.  J’avais des doutes, maintenant je le crois.

Et imaginez le plaisir de tirer une taffe en regardant la télé, en bossant, en voiture.  Plus (trop) de contraintes.  Je reviendrai sur certains éléments contextuels qui agitens les jusqu’au boutistes, mais en attendant, je n’inhale plus 4000 produits toxiques et cancérigènes.  Juste tu Propylène Glycol(PG) et de la glycérine (VG).

Et pourquoi maman serait contente, parce que c’est mon cadeau d’anniversaire, la Leo Pro 🙂

Cariblog déménage

Bon, après deux grosses journées de travail, kamikamamak.com a déménagé chez un hébergeur français ce week-end. L’autre devenait nettement trop onéreux et l’offre de o2switch.net était attractive.  J’ai donc tout déménagé le domaine et ses sites associés (cariblog, caribou, nathaliebouchard.fr et quelques autres).

Bon il reste encore quelques petits détails à régler (redirection de .fr entre autre) mais les messageries, WordPress et tout le reste fonctionne bien.  Reste plus qu’à voir si le Plugin WordBooker fonctionne et indique ce nouveau billet sur mon mur FB.

Indépendant paysans de l’an mil au lac des deux montagnes

Ne me demandez pas pourquoi le titre. C’est comme pour le Jazz, ça n’a souvent rarement de lien avec le contenu.

Vu que ce matin j’ai un peu de temps et que le billet de l’esprit vagabond m’a poussé au commentaire, j’ai pensé qu’il serait utile de sortir d’une réserve que je tente de m’imposer et de commenter la politique québécoise.

Sortir de ma réserve car, ayant quitté le Québec en 1994, je ne vois pas comment je pourrais commenter de façon cohérente la politique d’un endroit où je ne réside plus. Mais parfois, on arrive à voir des choses de loin que ceux qui sont dans l’action ne distinguent pas nécessairement.

Comme par exemple, le problème de la « gauche » québécoise, représentée par défaut par un parti souverainiste qui porte une vision devenue caduque et qui aliène ceux qui ne partagent pas nécessairement des envie d’indépendance.  Donc plusieurs adhérents à ces valeurs de gauche et qui ne se retrouvent pas dans l’idée principale du PQ auront inévitablement tendance à aller voter ailleurs.

L’idéologie dépassée du Parti Québécois est un poids mort qui encombre les idéologies de gauche qui ne peuvent s’exprimer autrement.  Ou sinon, en morcelant le vote jusqu’à permettre à une droite usée et apparemment corrompue (je n’ai absolument aucune idée de l’actualité québécoise; je ne saurais donc pas commenter en détail) de se maintenir au pouvoir par défaut. Voir Pauline Marois parler d’indépendance du Québec, c’est pour moi comme revoir ces vieilles images en noir et blanc de Séraphin Poudrier qu’on nous montrait pour nous faire savoir « comment c’était dans le temps ».

La thèse souverainiste pour beaucoup de personnes se disant de la gauche québécoise, c’est un peu comme le beau-frère collant qu’on est pogné pour endurer pendant les party de Noël. On préférerais qu’il soit ailleurs, marié avec une autre mais on fait avec.  Bien sûr, il y a aussi la supériorité de l’idéologie de gauche qui s’affirme, mais dans ce cas, on fait face à un mal universel.  Je sais, je l’ai déjà cité mais j’adore cette tirade de Desproges :

« à part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche… Qu’on soit de gauche ou de droite, on est hémiplégique. Disait Raymond Aron. Qui était de droite. »P. Desproges

Et ça m’énerve gravement ! De voir ces gauchisant se couvrir de cette hautaine grandeur des valeurs de « Laa gôche » et de les voir chier sur leur voisin m’hirsute le poil.  Ce sont les mêmes qui vomissaient leur racisme en affirmant au lendemain du référendum de 95 qu’ils auraient gagné si seulement les « vrai québécois » avaient voté !

Encore une fois, j’ai quitté le Québec il y a longtemps et j’ai intentionnellement immigré, c’est-à-dire que j’ai décidé de continuer ma vie dans un autre pays.  Seule la paresse et la procrastination m’ont empêché jusqu’à maintenant de de venir français mais ça ne saurait tarder.  Je ne peux commenter par le détail la vie politique québécoise mais certaines évidences sont visibles même d’ici.

« Pourquoi tu m’le dit, j’étais encore amoureux de toi ! »

Les relations de couple demeurent un mystère, surtout pour les couples. 

Quand vous ajoutez l’adultère, l’infidélité, vous retrouvez « Les Infidèles » de Jean Dujardin et Gilles Lelouche.  Un film à sketch (le cinéma français devrait y tenter sa chance) très réussi qui m’ai donné tout ce que j’en espérais.

Mais un de ses tournant les le film avec Dujardin et Lamy qui s’amusent à jouer à « qui a fait mieux que l’autre » dans le domaine de l’adultère.  Vous qui etes marié, en couple, je vous suggère fortement l’exercise (pas de faire comme eux, de voir le film !) de vous demander, après, ce que vous vous feriez, ce que vous ferez si ça se présente.

De plus, il y a un quelque chose de voyeurisme dans ce passage, du type « Chouchou et loulou se bouffent le nez ». Parce qu’ils sont, les deux, de tellement bons comédiens qu’il m’est impossible de ne pas faire la différence.  Je les vois encore, sur une balançoire…

Mais tout de même, on n’oublie pas qu’ils sont amant à la ville, que en moins beau, ça pourrait être nous, ça pourrait être moi.

Impressionnant

Y’rpleut pô, Y pleut !

En Normandie depuis la fin de la semaine dernière, je n’ai jamais autant vu de flotte tomber du ciel que ces derniers jours ! Et pourtant je ne remarque pas tellement d’habitude; plutôt tendance à tenter de passer entre les gouttes.

Mais là, c’est même pû drôle !

Enfin, Fanny s’amuse toujours autant à ses stages de poney et tout est tellement plus calme ici