Des gens ordinaires…

Ne me demandez pas pourquoi, surtout comment je suis tombé sur leur blog. Ah oui, je cherchais des infos sur le blog de Max. J’avais vu sa tête dans un terminal alors que j’utilisais le guide télé pour poser le pot de vernis, en vue de retaper le portail de mon jardin qui en avais nettement besoin.

Toujours est-il que je suis tombé sur le blog de Daniel Schneidermann, David Abiker et Judith Bernard. Pour la petite histoire, les premières entrées de leurs blogs sont signées de leurs noms. Pour la suite, les billets sont anonymes. Rançon de la gloire… Un article parlait de HP et des imprimantes. Il y avait effectivement un article sur Max. Et d’autres trucs.

Reste que j’ai senti une certaine proximité avec ceux que je regardais de façon dubitative il y a quelques années. Dubitative, car ils étaient les seuls à ce permettre de juger des émissions des autres sans avoir le jugement de quiconque sur leur émission.

Et maintenant, je tombe sur le billet de l’un d’eux qui se demande s’il faut dire que Borloo/Schoenberg font trop de bruit, s’il faut parler de la fouille d’une voiture… Histoire d’abus de pouvoir…

Ce qui m’étonne, c’est d’avoir le droit de réponse face à ces journalistes. Le blog est un risque pour eux, le risque de se voir montrer comme instrumenté par d’autres. Depuis l’invention de leur profession, ils ont le luxe de travailler dans l’ombre de la lumière publique, à l’abris. A l’abris de la société, confortable.

C’est ça, confortable. Un confort qui les poussent à s’offusquer de la misère des autres. Souvent parce qu’ils ont abdiqué face au compromis nécessaire. Ce qui m’amuse, c’est que ce compromis nécessaire, c’est à peu près le même que la solidarité ministérielle.

FWIW

Une semaine à l’eau…

Eh oui, comme je l’avais annoncé, je n’ai pas pu ajouter quoi que ce soit durant cette dernière semaine.

Premièrement, parce que je n’avais aucun accès au net. Et puis honnêtement, j’avais bien mieux à faire. Passer du temps au calme avec ma famille, m’amuser dans les diverses activités aquatique de ce parc normand et voir rigoler ma fille Alice parce qu’elle s’est prise de l’eau plein la tronche…

La voir grandir surtout. Prendre de l’assurance, hésiter, surmonter ses peurs et enfin se laisser aller dans le toboggan toute seule. Réussir à faire du vélo sans les petites roues. Des choses que nous prenons pour acquis, en oubliant qu’il a fallu, un jour, les apprendre et surmonter ces peurs.

J’ai eu longtemps des a priori négatifs concernant ce parc. Peut-être à la suite de certaines de leurs campagnes de pub. Enfin, après mon premier séjour, convaincu par des collègues qui y avaient séjourné et étaient tous revenu enchantés, je suis moi aussi revenu convaincu et emballé.

Cette semaine était notre cinquième séjour. Probablement pas le dernier, même s’il sera plus difficile de retirer Alice de l’école. Mais on trouvera surement un moyen de profiter à nouveau de l’hospitalité, la bonne humeur et le plaisir de prendre un peu de temps pour nous.

Baisse de régime ???

Plus de six jours que je n’ai pas mis quelques lignes ici… On se relâche.

Ben c’est principalement parce que j’ai passé quelques jours en formation dans la région lyonnaise. Des soirées occupées à bavarder avec mes collègues allemands et hollandais ont un peu remplacé ces allignements de mots.

On dira peut-être que pour une fois, j’avais des personnes à qui parler et que le besoin d’écrire ici s’est fait moins pressant. Bien que, j’ai quand même écrits quelques lignes qui n’ont pas fini leur course ici. J’ai un peu perdu le fil et puis après, ce n’était plus aussi drôle.

Et puis la semaine prochaine, ça risque d’être pareil, vu que je pars une semaine en congé dans un village de vacance aquatiques et donc je risque de ne pas avoir de disponibilité internet.

J’aurai peut-être le courage de composer off-line pour venir ensuite mettre tout ça en ligne.

On verra

A+

De la difficulté de l’association

Deux jours après le grand rassemblement de l’inter-syndicale à laquelle j’ai participé; celui du 4 octobre, on commence déjà à voir se fendiller la coquille de l’intersyndicale.

Ce qui semble trop triste pour une bonne majorité de l’audimat syndicale de notre cher employeur, ne me semble que trop normal et typique de ces activités : la difficulté de garder une cohérence à plus où moins long terme. J’y vois un aveu d’échec du fonctionnement trop démocratique des organisations syndicales. Elles seront toujours perdantes, surtout lorsqu’elles auront à affronter des organisations politiques basées où l’organisation est centrée sur une personalité, souvent forte d’un charisme incontournable.

Comment voulez-vous opposer à personalité unique, un chef d’entreprise en l’occurence, cinq dirigeants tous unis qu’ils puissent être ? Lors de la 2eme guerre mondiale, les alliés ont réussi à se fédérer derrière une amérique juvénile mais puissante de cette jeunesse et cette insouciance. Les divergences sont certe apparues, mais pour notre grand soulagement, elles sont arrivées après l’armistice, et non pendant la guerre.

Imaginez Staline disant à Roosevelt d’aller se faire voir avec ses idées ? Imaginez Churchill considérant les ricains commes des sous-hommes sans éducation ? C’était peut-être le cas, mais la cohésion était primordiale et l’unique représentant de l’alliance, derrière lequel tout le monde se regroupait, c’était bien l’Amérique.

Loin de moi l’idée de dénigrer la participation des autres membres des forces alliées, dont mon pays natal. Mais la personalité charismatique, à l’époque, c’était l’Amérique. Elle l’est demeurée pendant les 50 années qui ont suivi.

Donc, si on en revient à la vivacité inter-syndicale, elle ne peut espérer un avenir florissant que si elle sait s’allier un leader d’opinion qui saura regrouper derrière lui tous les membres avec leurs divergences, pour aller d’un seul mouvement, s’opposer aux dirigeants qui leur font face.

En dehors de cela, la cohésion nécessaire s’effritera inévitablement.

Pas ce matin, chéri, j’ai mal à la tête

On dit que Sarko a eu une sévère migraine qui l’a empêché de se présenter au conseil des ministres aujourd’hui. C’est grâve. Surtout quand on sait que la seule personne qu’il a peut-être rencontré, c’est la facho de Bardot.

Tiens, « Facho, de Bardot ». Ca ferait un beau nom de parfum, ça. N’empêche que malgré les 750 000 personnes dans la rue, ce n’est que de ça que l’on parle aujourd’hui. J’ai passé une partie de l’après-midi à scander « On n’est pas des kleenex ». Je vous dis pas ce que chanterais la nouvelle…

Y’a rien qui ne passe plus rapidement qu’une nouvelle, si ce n’est qu’une bonne intention… Surtout au nouvel An… 😉

Une longue journée de manifestation

Elle a débuté à 6h30. Ma fille était malade. Rien de grave, un peu de fièvre. Ma femme reste donc à la maison : « va manifester » dit-elle, comme si c’était normal, naturel et fréquent.

C’était pourtant tout sauf ça. Puis il y a eu le journal de 8h à France-Inter, avec mon accent québécois en début de journal. J’en ai entendu parler toute la journée. Bien, je n’ai eu que des commentaires positifs.

Ensuite, arrivée au boulot, travail comme d’habitude. Puis déjeuner. La c’était un peu drôle, car pour pouvoir manger avant la manif, tout ceux qui avait décidé de se rendre à Paris se sont retrouvé à la cantoche à 11h30. C’était facile de savoir qui y serait. La, déjà la bonne surprise de se rendre compte qu’il y avait beaucoup plus de tête que je ne m’y attendait.

Ensuite, le car, la route et l’arrivée devant le cirque d’hiver. Et puis, l’attente, la musique trop forte, les blagues entre collègues, l’attente. L’impression de se retrouver dans une faune que l’on ne connais pas. Au milieu de gens qui semblent habitués à ce genre d’événements. Longue, l’attente. Au moins, on est en tête de cortège.

Finalement, on se met à bouger un peu, puis on s’arrête. Ca sera, en gros, l’histoire de l’après-midi. Emaillé d’incartades de journalistes, photographes, caméraman, etc. Encore une fois, une faune habituée à ces rituels qui ne sont nettement pas les nôtres. Nous ne nous sentons pourtant pas étrangers dans tout cela. Juste un autre groupe de personnes, représentatives d’une partie de la société qui considère qu’il est temps de descendre dans la rue pour se faire entendre.

Puis il y a la visite des V.I.P. de rigueur. Ils ont la même tête que les autres politiciens qui cherchent à se faire élire. Même s’ils sont convaincu de leur combat. Plusieurs politiciens aussi, en outre. Puis on finit par ateindre Place de la Nation, puis notre car, puis le bureau et finalement un grand plateau vide.

Il est 17h45. C’est râre de voir le plateau vide à cette heure là. C’est de plus en plus fréquent depuis l’annonce du plan. Pourtant, aujourd’hui, j’ai découvert une nouvelle cohésion avec tous ces collègues qui se retrouvaient dans la rue pour la première fois. Le même type de sentiment que j’ai eu lorsque je suis entré à l’université et que je me suis retrouvé avec tout ces nouveaux, en même temps. On s’embarquait pour 5 ans. Sauf que maintenant, on ne sais pas combien de temps il nous reste. C’est pour ça que nous sommes dans la rue aujourd’hui.

On aimerais bien avoir le temps, ensemble, de bâtir quelque chose ensemble, maintenant qu’on a terminé l’intégration de nos deux sociétés. Sauf que c’est la désintégration que d’autres ont en tête.

Dommage

Qui moi ?

Voilà qu’on m’approche pour une entrevue avec France-Inter. Je ne l’avais pas vue venir, celle-là.

Bien sûr, j’avais vu passer un post, sur le Blog à ce propos. Je me suis même fait la réflexion que je pourais peut-être avoir quelque chose à dire. Mais j’ai laissé passé. Par manque de conviction.

Hors, maintenant, la demande vient de l’extérieur : le « Blogmaster » du blog de la CFTC. Pourquoi donc, alors, la requête semble prendre un tout autre éclairage ? Parce qu’on me le demande ? Peut-être. Voilà aussi, peut-être pourquoi je continue à hésiter.

Pourtant, il n’y a pas mieux pour exprimer ses opinions. Mais ce n’est probablement pas ce qui ressortira de l’entretien; plutôt l’angle que voudra bien donner le journaliste à ce que j’aurai dit.

Mais en même temps, mon histoire familiale me montre que, parfois, l’action est nécessaire et utile, même si elle a ses limites.

Enfin, on verra bien…

Naissance d’un autre blog

J’ai enfin pu prendre quelques minutes pour expliquer à mon papa comment se mettre à l’édition de son blog.

J’ai pensé que, vu qu’il tenait déjà une chronique hebdomadaire dans un journal régional, la gymnastique du blog ne serait pas tellement contraignante pour lui. Reste maintenant à savoir si le coté technologique du blog sera un élément bloquant pour lui.

Une affaire à suivre. En attendant, je vous suggère sa lecture :

Un Blog Jeannois

A+

…Kribou

Un autre attentat en Indonésie

Triste nouvelle que j’apprend là : un autre attentat à Bali, en Indonésie…

J’ai même pas les détails, juste qu’il y a eu trois explosions.

Je parlais de Houellebecq hier. Ca me rapelle justement la fin de « Plateformes » cette nouvelle. Triste de se rendre compte à quel point il était annonciateur d’événements à venir. Encore une preuve que la réalité rejoint trop souvent la fiction.

Kribou

La vie n’est pas un panorama

Cette citation de Schopenhauer, ravivée par Houellebecq ce soir sur ARTE, en compagnie de Laure Adler m’a un peu laissé perplexe.

Pas que l’auteur me soit étranger. J’ai lu tout ses romans, à une époque ou il commençait à peine à faire parler de lui. J’ai commencé avec « les particules élémentaires ». Puis je suis revenu à « L’extension du domaine de la lutte » pour ensuite finir avec « Plateformes ».

J’ai débuté récemment « La possibilité d’une ile », un peu après le passage du brouhaha médiatique. Je n’avais pas besoin de ça pour attirer mon attention. Ca faisait un bail que je connaissais l’auteur et ses livres.

L’entrevue d’ARTE était digne de leur réputation : longue et lente, en fin de soirée. Beaucoup de temps allouée à Laure Adler pour poser des question, et à Houellebecq pour répondre. Je ne suis pas un fan, mais j’aime bien ses histoires.

J’y reviendrai lorsque j’aurai terminé « La possibilité ».

Bonne nuit,