Droit d’auteur : mon rêve

Le passage de Post scriptum sur mon blog rappelle à ma mémoire un sujet dont j’ai envie de parler depuis longtemps : les droits d’auteurs[1].

Quelle belle invention ! Quelle beau moyen pour être payé à vie pour un travail que l’on a fait qu’une fois !

Si je pouvais être rémunéré toute ma vie pour chaque problème informatique que j’ai résolu. Si seulement j’avais pu être payé pour la durée d’utilisation du système informatique que j’ai mis en place lorsque j’étais salarié de Bouygues Telecom et qui a été en utilisation du lancement commercial jusqu’à il y a 2 ou 3 ans. Malheureusement mon oeuvre était de trop basse faction.

Et encore, les lustres Baccarat fabriqués par des MOF[2] ne rendent pas un peu d’argent à leur auteur à chaque fois qu’on les regarde. Et pourtant, il s’agit effectivement d’oeuvres d’art. Mais non, tant que les MOF ne seront pas à la StarAcc, ils ne courent aucune chance.

Le droit d’auteur a effectivement ceci de génial en ce qu’il confère une rente à vie pour un travail qui n’a été réalisé qu’une fois. Il avait probablement sa justification il y a longtemps, mais maintenant il ne justifie qu’à permettre à certains d’engranger des sommes énormes pour des succès d’il y a longtemps.

Rien qu’à penser que les enfants de Claude François vont vivre leur vie sur l’acquis d’une chanson: « Comme d’habitude » me laisse rêveur.

Je me suis donc mis à la recherche d’une oeuvre à réaliser qui pourrait assurer à ma descendance une vie douce et riche. Le trafic de drogue étant plutôt à déconseiller, et n’ayant malheureusement plus ni l’adolescence, ni la bêtise pour croire pouvoir participer à quelque effort de télé-réalité, les possibilités diminuent comme peau de chagrin.

Je suis donc preneur de vos suggestions. Je vous saurai gré de bien vouloir les déposer dans la zone commentaire prévue à cet effet. Vous aurez compris que chacun de ces commentaires deviendront la propriété totale et entière de l’auteur de ce blog.

Notes

[1] Il ne s’agit evidemment pas d’une erreur de syntaxe

[2] Meilleur Ouvrier de France

Où suis-je ?

De temps en temps, encore et toujours, je passe sur le blog de la CFTC HP pour jeter un oeil aux commentaires.

Jean-Paul fait un super boulot avec le blog, les articles qu’il publie,le travail syndical qu’il abat. Par contre, qu’est-ce que les commentaires sont affligeants.

Je l’ai déjà mentionné dans d’autres billets, mais ça ne s’arrange pas. Ce me rappelle malheureusement les émissions du style « J’ai une question à vous poser » avec la litanie de petits problèmes perso.

Effectivement, moi aussi ça me révolte de voir un groupe de managers se mettre de 20k€ jusqu’à 150 k€ de bonus par dessus leur salaire. Surtout quand on voit l’état de la boite. Je me pose de profondes questions quant à la qualité de la gestion. Mais venir pleurnicher parce que son manager l’oblige à se connecter le week-end, ça manque un peu de cohérence : t’as qu’à refuser !

Avec 1,5% d’augmentation, ça fait longtemps que je n’attend plus rien coté monétaire de cette société : quand je voudrais un salaire supérieur, j’irai voir ailleurs. Je gagne plus en profitant du programme d’achat d’action que par mes augmentations de salaire !

Ce qui fourni encore une raison de rester, c’est le contexte dans lequel j’effectue mon travail. Je peux travailler quelques jours par semaine chez moi, ce qui me fait économiser de l’essence (ben non, je ne fais pas partie des 1500 personnes qui ont une voiture de fonction chez nous). De plus, j’évite le stress des transports, je peux aller chercher mes filles à l’école et chez la nourrice.

Je peux même depuis peu participer à un projet Open Source pendant mon travail. Je garde une organisation du travail hyper-flexible du au fait que j’ai beaucoup d’interfaces avec l’étranger. Finalement, je profite d’un système qui ne sait me donner que de l’autonomie plutôt que du fric : ça me semble correct pour l’instant.

J’en convient, c’est loin d’être adéquat pour tous. Pour moi ça l’est. En attendant, ma plus grande est à son cours de danse. La plus petite fait ses dents sur une petite assiette en se roulant sur mon lit (ça va être l’heure du dodo, Fanny). Aujourd’hui je suis en RTT et le reste de la semaine je bosse de la maison vu que ma femme est en formation à Paris.

Ah oui, j’oubliais : ma femme vient d’être licenciée parce qu’elle avait eue la mauvaise idée de demander un 4/5eme. Ca faisait dix ans qu’elle bossait pour une société de BTP/Télécom qui lui donnait de bonnes augmentations, de super primes et des bonus.

Noté en passant…

Quelle belle affirmation que celle de Jules de Diner’s Room :

Le dire est pathétique. L’applaudir est désespérant.

Servitude du fanatisme politique, ou de tout autre fanatisme aveugle (s’cusez le pléonasme).

Pour commencer la semaine du bon pied

Comme l’a mentionné un de mes collègues, pour une fois qu’on a une campagne de pub rigolote, je ne vais quand même pas m’en priver, même si elle est en anglais :

Ben oui, c’est moi !

La balade de PoilDeFesse

Lui c’est Jérome Monod, le jeune étudiant en droit qui a lancé à Sarkozy lors de son passage à TF1 « on m’a volé mon scooter l’autre soir, j’ai réussi à arracher un poil de fesse au voleur, pourrez-vous m’aider à le retrouver ? ».

Or M. Koz nous apprend dans Scooter : y’a d’l’espoir pour poildefesses qu’il y a peut-être espoir si M. Poil a su garder son homonyme. Du moins, il peut-être assuré du même traitement que pour Thomas Hollande..

Ca serait drôlissime si seulement M. Bartolone n’y voyait pas

« un des grands échecs de Nicolas Sarkozy lorsqu’on voit l’augmentation nette et sensible de la violence aux personnes sous son ministère ».

Non mais tabarnak, de qui se moque-t-on ? Je vous jure, je fais des efforts pour éviter de devenir anti-PS. Mais parfois, y’a des claques su’a gueule qui se perdent.

Ceux qui me connaissent bien vous diront que lorsque l’accent québécois revient, c’est que le caribou s’énerve et qu’il faut pas rester trop près

Le début d’une nouvelle expérience

Aujourd’hui commence (du moins je l’espère) une nouvelle expérience qui devrait être intéressante. J’ai rejoint une équipe l’équipe de développement d’un projet Open Source que je connaissait déjà depuis plusieurs années : LinuxCOE.

Pour le moment, il faut encore que j’arrive à caser ça dans mon emploi du temps mais j’ai quelques idées d’aménagement. Ensuite, le travail à faire permettra au projet de devenir plus visible, plus accessible. Donc ça risque d’être utile.

Finalement, ma tâche principale ( le packaging logiciel des différents éléments du projet) me permet d’éviter d’être dans le chemin critique de développement. Surtout que ne sachant pas le nombre d’heures que je pourrai consacrer au projet, il est préférable d’éviter de se rendre incontournable.

Ce qui aide aussi, c’est que j’ai eu l’occasion de rencontrer deux des membres de l’équipe de développement lors de mon récent passage à Fort Collins. C’est bien les communications numériques, mais partager une bière, ça aide aussi.

L’oral de Sarko

Je ne voulais absolument pas manquer l’oral de Sarko, hier sur TF1. Ma première motivation était, outre de voir son show, d’observer le travail de PPDA pour voir s’il saurait être moins mauvais qu’Arlette : j’ai rarement vu une animatrice aussi mauvaise pour conduire un débat.

Puis, au fil de la soirée, je n’ai pu m’empêcher de retomber dans mes travers de politique canadienne, d’une autre vie où je voyais l’action politique des coulisses, légèrement derrière un des acteurs de premiers plans de la politique canadienne du début des années ’90.

J’étais tout petit à l’époque, sur les bancs de l’université (pas la française, mais une vraie, québécoise, assurant une vraie formation) à regarder de loin mon père, évoluer dans sa carrière politique. Comprendre certains rouages de la vie politique, de la politique, du pouvoir. J’ai pu profiter de cette proximité pendant des années, écouter, regarder, tenter de comprendre comment on faisait de la politique avec et sans les média.

Depuis, il m’est toujours un peu difficile de garder un oeil profane sur ce genre d’exercice. D’oublier que derrière ce genre de show, il y a peu de politique, et beaucoup de spectacle. Cela ne veut absolument pas dire que celui ou celle qui se prête à ce genre d’exercice est à blâmer au titre de « showman » ou de « faire paraître ». Seulement, sur le chemin de la politique, c’est un passage obligé.

Martin, j’ai un petit problème…

Il semble que Nicolas S. considère que son allusion aux traitements que certains font aux moutons à la maison méritent de disparaître du PAF.

C’est du moins ce qu’avance le nouvel Obs, relayé ici par Versac :

Un des passages les plus nauséabonds du discours de Nicolas Sarkozy dans l’émission « J’ai une question à vous poser », celui où il véhicule des clichés assez classiques sur l’immigration (« On respecte ses règles, c’est-à-dire qu’on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas le mouton dans son appartement et respecte les règles républicaines », il ne manquait après tout que le bruit et l’odeur) a disparu des versions en ligne de l’émission d’hier

Ca me semble un problème du fonctionnement du système français : la cohabitation trop étroite entre la presse et le pouvoir institutionnel. L’exemple de la bourde récente de Chirac montre à quel point les élus sont habitué à avoir la presse à leur botte : téléphoner au NYT pour demander de retirer un passage d’une entrevue ? Un nord-américain n’y penserait même pas. C’est un peu pour ça qu’on a une certaine confiance envers la presse.

Donc ici, il semble que M. Sarkozy a profité de cette proximité pour passer un coup de fil au parrain de son fils pour qu’il demande à ses sbires de régler un petit écart de langage qui pourrait choquer quelques-uns ? Ca m’agace ce genre de connivence.

Mais bon, je vis en France maintenant.

Logiciels libres : signez !

A vous de voir, mais l’idée me semble suffisamment honorable pour que je fasse une entorse à ma règle de ne pas signer de pétitions. Et dans ce cas, pour jouer sur la sémantique, il s’agit d’une déclaration.

Live blogging

Je viens de lire le « live blogging » de Jules de Dinner’s room sur la toute dernière prestation de Nicolas Sarkozy on TF1 hier soir.

Exercice intéressant que je me suggère de reprendre pour la future prestation de Mme Royal, si j’arrive à m’en souvenir et à prendre le temps lors de son prochain passage.

Intéressante lecture de commentaires à vif, passagers et que nous avons trop souvent tendance à oublier.