Mots de Fanny II

Ben en fait, c’est plutôt historique car ça date d’un moment, mais histoire de ne pas l’oublier je préfère la noter ici.

Il y a quelques mois, nous nous déplaçons à Paris.  Comme d’habitude, je passe le long de la Seine, ce qui m’amène à passer par Issy-les-Moulineaux et, surtout près de l’incinérateur municipal de Paris où se trouvent deux longues cheminées d’où partent nos poubelles en volutes de fumées.

Après un regard très attentif à ces deux cheminées, Fanny a lancé :

« Regarde papa, regarde maman, une fabrique à nuages ! »

Mots de Fanny

L’autre jour,  après  avoir montré à Fanny la radiographie de mon genou où on voyait clairement les agrafes (que j’avais nommé « broches ») qui ferment les cicatrices de mon opération Fanny m’avait gentiment demandé de voir « mes brochettes » ! Alice et moi avions bien rigolé.

Aujourd’hui, après une visite au marché de Saint-Pierre-sur-Dives où nous avons retrouvé notre fournisseuse en lait cru et autre produits laitiers de la ferme elle nous a fait gouter à un produit régional, la « Teurgoul », une sorte de riz au lait avec de la canelle; très normand.

Toute la famille a beaucoup apprécié et nous en avons ramené un plein pot. c’est pourquoi, Fanny nous a demandé de la « cagoule » pour dessert !

Histoire d’un genou : suite et fin

Patrick a terminé.  Depuis une semaine déjà.  Je suis sorti du bloc opératoire il mardi dernier vers 20h. J’étais le dernier en salle de réveil. Réveil calme, pas de douleur, alors que l’anesthésiste m’avait prévenu que ça pouvait être douloureux.

Faut dire, qu’avant le dodo général, j’avais déjà eu droit à deux blocs (crural et sciatique) par un anesthésiste hors pair.  Ces deux anesthésies locales, similaires à ne péridurale, endorment les nerfs qui passent autour du genou, histoire de ne pas avoir mal au réveil.

Ben ce fut réussi : aucune douleur et un réveil paisible.  Retour à la chambre vers 20h45. J’ai pu téléphoner à la maison pour rassurer les filles et ma femme. Puis dodo jusqu’au matin.

Ensuite les jours ce sont enchaînés doucement jusqu’au samedi en fin d’après-midi ou j’ai eu le OK du chirurgien pour quitter la clinique.  Kiné dès le lendemain où j’étais déjà sur pieds.   Puis retour à la marche, doucement avec des cannes pour m’aider. Elles sont rapidement devenues superflues, bien que je les conservent pour les longues marches.

Je dois mentionner la gentillesse, l’efficacité et le professionnel du personnel de l’ « hopital privé de Parly II ».  J’avais déjà connu l’année dernière, et la qualité de la clinique demeure constante.  Tout ça aide vraiment à la guérison.

Je suis donc de retour à la maison, à soigner mon genou tout nouvellement reconstruit et à récupérer de cette dernière semaine.

Histoire d’un genou

Ben oui, mardi vers 15h, je passe sous le bistouri de Patrick Furno pour une DT4. En français, une DT4 c’est une technique de ligamentoplastie assez récente que mon chirurgien, Patrick Furno, affectionne tout particulièrement pour les « reprises » comme il dit.

Reprise parce que ce n’est pas la première fois qu’on lui fais le coup, à mon genou.  La dernière fois, c’était une KJ : Kenneth-Jones.  Donc hier, visite chez l’anesthésiste, pré-admission à la clinique, et visite (pas prévue) à Patrick. Ah oui, je dis Patrick parce qu’on commence à se connaître; c’est sa troisième intervention chirurgicale sur mon genou (si on compte l’arthroscopie juste pour aller voir). L’anesthésiste m’explique que, bizarrement, une KJ n’est pas douloureuse, mais que pour la DT4, c’est autre chose : ca va faire mal ! Donc pour éviter tout ça, ils vont m’anesthésier le nerf crural et le nerf sciatique avant l’intervention. Pis après, si la morphine n’est pas suffisante, ben on refera les blocs à nouveau.  Ils sont gentils à la clinique, ils pensent à moi.

Donc, tout à l’heure, je surfe sur l’ami Google pour trouver des détails sur la DT4. Patrick m’a bien expliqué, mais vu qu’il fait ça tout le temps, c’était pas tout à fait clair pour moi.  J’ai trouvé plein de trucs dont une présentation très complète sur le sujet faite par les trois « C » (M. Collette X.Cassard et P Calas).  Je me suis juste arrêté quand j’ai commencé à voir des images d’interventions chirurgicales sur Youtube.com : Téméraire le gars, mais pas jusque là. J’irai peut-être voir après l’intervention, mais pas avant.  J’ai aussi trouvé des interventions de Patrick, au moins une présentation (ça réconforte de savoir que ton chirurgien n’est pas un plouk) et quelques références sur son travail.

Je pars donc à peu près serein pour mardi.  J’ai suffisamment l’habitude de la clinique de Parly 2 (maintenant nommée hopital privé de parly 2 je crois) pour savoir que j’y serai bien traité. Je commence à connaître le bloc opératoire; c’est ma troisième visite tout de même.  Reste les suites de l’opération.  On verra bien.

Si je peux, je viendrai faire un coucou.

Cuisine japonaise : premiers essais

Samedi, pas trop d’idée pour le dîner, je décide de tenter l’aventure de la cuisine japonaise.

Depuis quelques mois, nous sommes devenu fan des sushis, maki et autre californiens de la sorte. Nouvelle folie en France (ça leur prend régulièrement) ça devient de plus en plus facile d’en trouver des potables.

J’ai donc récupéré le matos nécessaire :

  • riz
  • vinaigre
  • algues
  • wasabi
  • tapis de bambou
  • sésame
  • poisson

et n’écoutant que mon courage, je me suis lancé avec Alice dans la confection de sushis. Grâce à Youtube et quelques autres sites, ça n’a pas été trop difficile de voir les techniques à appliquer. Reste à le faire soi-même. Voici donc le résultat :

Notre premier essai à la réalisation de sushi et de maki

Notre premier essai à la réalisation de sushi et de maki

Pour un premier essai, je suis plutôt content de  nous deux. Coté gustatif, rien à envier à ceux que je trouve au restaurant.

Ne reste plus qu’à renouveler l’expérience lors de notre prochaine envie de poisson cru. En attendant, faut que je ressorte mon livre de cuisine indonésienne…

C’est officiel : on déménage à Tordouet !

Après un long temps de réflexion, nous avons finalement arrêté notre décision : nous partons définitivement nous installer à Tordouet.

Nathalie séparera son activité entre Lisieux et Bernay et Alice continuera la danse à Lisieux, jusqu’à ce qu’elle passe en internat en région parisienne.

Je pourrai enfin me livrer à un passe-temps que j’ai du abandonner depuis longtemps : le pèche.

Vivement la Normandie et ses rivières 🙂

Réflexions d’un télé-travailleur

Quelques personnes le savent : je suis un télé-travailleur convaincu depuis plusieurs années. Mon travail d’ingénieur de support au niveau européen sied tout à fait à ce type d’activité. J’interviens auprès de mes interlocuteurs par e-mail, messagerie instantanée et par téléphone.

Le télé-travail est pour moi un net avantage. Il me permet de pouvoir accommoder ma vie familiale avec mes impératifs professionnels. Je peux tout à fait passer récupérer les enfants à l’école et revenir continuer le travail sans trop d’interruptions.  Au même titre, je peux participer à un appel conférence avec Singapour à 8h30 du matin sans avoir à me presser.  Je profite donc de cette situation et mon employeur y trouve aussi son compte.

Le problème dans tout ça, c’est qu’en l’absence de politique de télé-travail formellement définie par mon employeur, la possibilité de télé-travail reste très aléatoire. Trop souvent, l’accès au télé-travail reste « à la tête du client », c’est-à-dire au bon vouloir du manager. Et lorsque l’on engage une négotiation, le premier argument est « vous aller économiser en travaillant de chez vous, améliorer votre qualité de vie, vous ne voulez tout de même pas qu’on paye pour ça ? »

Malheureusement, c’est oublier l’augmentation de productivité constatée dans tous les cas où le télé-travail entre en jeu. Je sauve plus de 90 minutes par jour en évitant la circulation francilienne.  Je garde des horaires de travail sensiblement identique. Je suis cependant disponible une heure plus tôt.  La réaction des organisations syndicales a ce type d’argument est d’amener une liste d’épicerie de revendications et de demandes qui font souvent capoter les négociations.

Il est particulier de voir comment deux parties opposées ne peuvent s’entendre lorsque ces deux mêmes parties bénéficieraient d’un cadre bien défini pour ce type d’organisation du travail.  A ce titre, la société française est retard.  Pour le manager, il désire maladivement garder un œil sur ses subalternes.  Pour l’employé et par extension pour ses représentant syndicaux, il faut récupérer le plus d’avantage de ce mauvais patron.  Bien sur, on ne peut être dupe de ce type d’arguments. Sauf qu’en attendant, plusieurs continuent d’être obligé de prendre la voiture, faire des dizaines de kilomètres chaque jours alors qu’ils pourraient peut-être l’éviter.

Il ne faut pas être dupe non plus des directions qui utilisent ces arguments pour diminuer leurs coûts, limiter le nombre de m² à louer, fermer des agences de province sans vraiment d’alternatives pour les employés de ces agences que le télé-travail forcé.

Car le télé-travail n’est pas non plus une panacée.  Il faut être attentif aux effets secondaires de la juxtaposition du cercle privé et du cercle professionnel qui n’est jamais tout à fait imperméable.  Les enfants qui arrivent dans le bureau pendant un appel conférence avec le patron, une réunion à 22h parce que en zone horaire des U.S. Il y a aussi d’autres effets un peu plus sournois.

Dans mon cas, je découvre que je me suis confiné à une vie qui se passe presque uniquement à la maison.  Je peux passer plusieurs jours sans voir un autre endroit que mon appartement et les alentours.  Ce confinement devient peu à peu difficile a gérer et entraîne même des comportements un peu difficiles.  Il est donc important de ne pas perdre de vue que le télé-travail n’est pas une fin en soi. La vie continue à l’extérieur et il est impératif de garder des activités en dehors de cette sphère domestique.

Accident à Tordouet

Bon, ben  petite nouvelle un peu triste, Aline la voisine qui est venue jouer avec Alice hier s’est fracturée la cheville pendant leurs jeux.

En effet, elle est tombée dans l’escalier quand notre Nobel d’imbécilité, Dora, est venue lui passer entre les jambes et la faire tomber. Bref, elle est plâtrée jusque sous le genou 🙁

Enfin, ça ne reste pas trop grave, mais pas de sport pour elle pendant un mois. J’aurai une « collègue » d’immobilité après mon opération !

Enfin de retour à Tordouet

Ca faisait depuis fin janvier que nous n’y étions par revenu; spectacles de danse, Nath qui bosse, vacances au ski, etc.  Nous avons enfin pu revenir ce weekend passer deux jours au vert.

Premier constat en arrivant : le cèdre du Liban a été littéralement décimé par Xinthia.  Un « bout » de plus de cinq mètres de cime est tombé devant la maison, au pied de l’arbre.  Trop loin pour risquer de tomber sur la maison, ça fait tout de même un gros tas de branche à élaguer.

Donc changement de programme pour le weekend : tronçonneuse et hache pour découper tout ça et virer toutes ces branches.  Le boulot de l’après-midi. Pendant ce temps, Nath a fait le tour du jardin, histoire de nettoyer, virer les orties, s’occuper des framboisiers, etc.  Pendant ce temps, les filles ont joué avec Aline et Justine, les copines d’à coté.

Raclette pour le diner et tôt au lit, car changement d’heure le lendemain.

Ce matin, Nath fait (enfin) la grasse matinée et les filles s’occupent de leurs Nitendogs ! Quant à moi, je bloggue au coin du feu 😉

Patate modelée

Hier, Fanny voulait nettoyer le dessous de ses chaussons

« Il y a plein de patate modelée dessus »

🙂